samedi 2 septembre 2017

Bouquinistes en danger de disparition par négligence ou volonté de la Ville de Paris



Parisiens et amoureux de Paris !!!
Nous, bouquinistes des quais de Paris, porteurs d'une aventure qui a débuté au XVIème siècle, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO (2011), gardiens soucieux de quelques 900 "boîtes" vertes célèbres dans le monde entier, contenant 300.000 livres, dessins, photos et gravures, et autres biens culturels, sommes en danger de disparition, de plus en plus de ces boîtes étant accordées à des marchands de souvenirs. Or, ces marchands de souvenirs dénaturent l'objectif qui est à l'origine même de notre création et du charme de nos quais parisiens.
Nous en appelons à tous les amoureux de Paris, à travers le monde, à tous les amoureux tout court, qui ont un jour embrassé entre deux de nos boîtes, qui ont aimé flâner le long de la Seine avec nous, bref, à tous ceux qui veulent conserver ce patrimoine auquel nous tenons plus que tout, par son caractère unique.
Paris vous remercie de signer cette pétition et d'en parler autour de vous pour faire signer vos proches et vos amis et éviter le naufrage de notre merveilleux métier !!!
https://www.change.org/p/david-nosek-bouquinistes-en-danger-de-disparition-par-n%C3%A9gligence-ou-volont%C3%A9-de-la-ville-de-paris/fbog/45326299?recruiter=45326299&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish.instant_experiences.fake_control&utm_term=share_for_starters_page.instant_experiences.fake_control

mardi 29 août 2017

Bouillon (Belgique), samedi 9 et dimanche 10 septembre 2017


Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Bouillon s’émancipe ! Le duché emboîte le pas à l’esprit des Lumières qui brille à Paris et illumine le monde. Sans en estimer sa réelle portée, l’encyclopédiste Pierre Rousseau, et sa manufacture littéraire installée rue du Moulin, dote ses lecteurs d’un moyen d’action redoutable : la liberté de penser par soi-même ! Bien que semée d’embûches, l’imprimerie se révèle en effet une voie de communication efficace dans le voyage des idées. 

Près de trois décennies avant la grande Révolution, et la petite révolution bouillonnaise qui s’inscrit dans son sillage, l’émulation typographique gagne le duché. Des artisans cantonnés essentiellement à l’impression de documents officiels. Mais pas que. Car les nouveaux concepts de société véhiculés avec habileté par les imprimeurs ont aussi généré des frustrés plein de rancune, exclus des débats.

Avec une écriture presque cinématographique, le roman "Se perdre dans la lumière" transporte véritablement le lecteur au cœur de ce Bouillon du XVIIIe où vivent en plutôt bonne intelligence aristocrates, bourgeois et petit peuple. Sans appartenir à l’une de ces franges de la société, Hyacinthe Piette, homme instruit, empreint d’idéalisme, et de pondération, est le protagoniste attachant de cette "vision" de l'histoire locale, glorieuse puis décadente. 

Accompagnée de magnifiques planches des illustrateurs Palix, David Caryn, et de Jean-Claude Servais en participation, cette publication constitue une singulière opportunité pour découvrir et s’interroger sur les dernières années de ce siècle bouillonnant qui fit route à marche forcée vers un nouveau monde. 

Complétée par un volet historique très instructif, largement illustrée par les collections du Musée ducal, cette publication inédite mérite d’être saluée. 

Soyons pratiques

"Se perdre dans la lumière"
Jacques Nicolas, Roger Nicolas (auteurs)
David Caryn, Palix, Jean-Claude Servais (illustrateurs)
Edition Weyrich, 25 €
Point de vente au Musée ducal (à partir du 9 septembre 2017)

vendredi 7 juillet 2017

In Memoriam Paul Culot


En ce jour de funérailles de mon ami Paul Culot, en l’église Notre-Dame-du-Rosaire, à Uccle [Bruxelles], je pense bien à lui, à nos rencontres et à nos échanges passionnés.

Paul Culot (à droite) et Christian Galantaris
à la Bibliothèque municipale de Reims
le 13 mars 1999



Paul Culot était licencié en histoire de l’art et archéologie de l’Université de Louvain, ancien bibliothécaire au Musée royal de Mariemont, assistant scientifique honoraire à la Bibliothèque royale de Belgique, membre du Comité scientifique de la Bibliotheca Wittockiana, membre de la Société royale des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique et auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de la reliure.





vendredi 19 mai 2017

L’Incomparable Collection de l’abbé Dominique Perrichon (1722-1798)



La famille Perrichon, originaire de Saint-Bonnet-le-Château [Loire], « le Mont Saint-Michel du Forez », s’est installée à Lyon, sur la paroisse Saint-Nizier, au XVIIe siècle.

Arbre généalogique simplifié

Pierre Perrichon, né à Lyon le 19 novembre 1645, sur la paroisse Saint-Nizier, fils de Pierre Perrichon, marchand maroquinier, et de Catherine Mossier, fut marchand lui aussi avant de devenir avocat en Parlement, notaire royal, échevin en 1700-1701 et secrétaire de la ville. Il épousa, le 1er janvier 1676, en l’église Saint-Nizier, Marguerite Severt, enceinte de cinq mois, qui avait été baptisée le 4 mai 1651, en l’église de Saint-Nizier, fille d’André Severt, marchand, et de Jeanne Lager. Il mourut le 26 mai 1721 et fut inhumé le lendemain en l’église Saint-Pierre-les-Nonnains, où fut également inhumée Marguerite Severt décédée le 7 octobre 1734. Ils avaient élevé 10 enfants, tous baptisés en l’église Saint-Nizier, sauf l’aînée :
-          
         Jeanne, née le 4 avril 1676, baptisée le 21 avril 1677 en l’église Saint-Pierre-Saint-Saturnin, épouse, le 24 avril 1695, en l’église Saint-Nizier, de Benoît Biclet, docteur en médecine, agrégé au collège de Lyon.
-          Camille, né le 8 février 1678
-          Catherine, née le 7 mai 1679
-          André, né le 20 août 1681
-      Marguerite, née le 10 novembre 1682, épouse, le 24 septembre 1702, de Jérôme Valoux, avocat au Parlement.
-          Antoine, né le 19 décembre 1683
-          Pierre, né le 26 décembre 1684
-          Louis, né le 21 mars 1687
-          Jacques, né le 30 mars 1689
-          Mathieu, né le 3 avril 1691

Camille Perrichon (1678-1768)
In Dreux du Radier. L'Europe illustre. Paris, Nyon l'aîné, 1777, t. IV

Le deuxième, Camille Perrichon, fut baptisé le 10 février 1678 en l’église Saint-Nizier. Secrétaire de la ville de Lyon en 1696, il épousa Suzanne Ollivier, fille de David Ollivier, échevin de Lyon, et de Françoise Araison, le 3 septembre 1701. Chevalier de l’Ordre de Saint-Michel en 1720, il fut nommé prévôt des marchands [premier magistrat du consulat] et commandant de la ville de Lyon en 1730 et le resta dix ans. De l’Académie de Lyon, il protégea les hommes de lettres et encouragea le poète Pierre-Joseph Bernard (1708-1775), dit « Gentil-Bernard », à suivre la carrière des lettres, à la suite du succès remporté par son « Ode sur les grandeurs humaines », qu’il lui avait dédiée et qui ne parut qu’un demi-siècle plus tard, dans le Journal de Lyon (21 juillet 1784, p. 227-231). 

Portrait de Camille Perrichon, faisant pendant à celui du dictateur Camille
In Revue numismatique (VIe série, t. XXXIV, année 1992, p. 211)

En 1733, il décida la création du médaillier municipal. 
Sa bibliothèque fut dispersée du lundi 10 au mercredi 19 janvier 1763, dans une salle de la maison des chanoines réguliers de Saint-Antoine, rue Mercière : Catalogue des livres de M. C. P.******** (Lyon, Frères Duplain, s. d. [1762], in-8, 31-[1 bl.] p., 687 lots). Sa mort arriva le 7 mai 1768. Il avait eu 4 enfants, baptisés en l’église Saint-Pierre :
-          
        Françoise-Suzanne, née le 29 septembre 1702, épouse en 1719 de Antoine-Joseph Boesse, chevalier commandant la compagnie franche au régiment du Lyonnais, fils de Christophe Boesse, trésorier de France à Lyon, et de Catherine Pecoil.
-          Françoise, née le 24 janvier 1704, épouse en 1721 de Christophe de La Frasse, seigneur de Seynas et autres lieux, conseiller à la Cour des monnaies de Lyon.
-             David, né le 23 janvier 1705
-             Suzanne, née le 16 janvier 1706

Le quatrième, André Perrichon, qui ne sera baptisé en l’église Saint-Nizier que le 14 avril 1682, avocat au Parlement, chevalier de l’Ordre du Roi, secrétaire de la ville de Lyon et du commerce, garde des archives et garde-scel du Consulat [institution détenant le pouvoir municipal jusqu’en 1790], de la Conservation et de la Police de ladite ville depuis 1705, épousa, le 25 mars 1712, Agathe Estienne (1696-1776), fille de Raymond Estienne, échevin de Lyon, et de Françoise Guillet, qui lui donna 9 enfants, tous baptisés en la paroisse Saint-Pierre-Saint-Saturnin :
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         Pierre, né le 14 avril 1714
-          François-Paul-Judith-Timoléon, né le 8 juin 1715
-          Raymond-Bonaventure, né le 14 juillet 1716
-          Camille-Louis, né le 24 juillet 1717
-          Jacques-André, né le 22 août 1718
-          Jeanne, née le 5 mars 1721
-          Dominique, né le 1er mars 1722
-          Thérèse, née le 11 avril 1723
-          Benoît, né le 22 juin 1724

Il mourut le 26 décembre 1758 et fut inhumé dans l’église Saint-Pierre. Le Consulat laissa à sa veuve la jouissance de l’appartement qu’il avait occupé à l’Hôtel de Ville et lui octroya une pension.


Sa bibliothèque ne tarda pas à être vendue dans une salle de la maison des chanoines réguliers de Saint-Antoine, rue Mercière, du lundi 25 février au jeudi 20 mars 1760 : Catalogus librorum D. Andreæ P. (Lyon, Frères Duplain [Pierre et Benoît], 1759, in-8, [12]-140 p., 1.688 + 8 doubles [*] = 1.696 lots).
Théologie [162 lots = 9,55 %], Jurisprudence [137 lots = 8,07 %], Sciences et Arts [252 lots = 14,85 %], Humaniores Litteræ [434 lots = 25,58 %], Histoire [711 lots = 41,92 %].
  
« Les Livres de Feu M. André P*** l’un des Magistrats de cette Ville, forment une partie considérable du Catalogue que nous présentons au Public ; nous y avons joint ceux qui étoient doubles dans une des plus nombreuses & des plus belles Bibliotheques du Royaume. » [sic] (« Avis des libraires », p [3])

Au cours de la vente, onze lots ont été retirés par les frères Duplain [numéros 1.097-1.100-1.323-1.521-1.523-1.536-1.545-1.551-1.552-1.612-1.626]. 

Septième enfant d’André Perrichon, Dominique Perrichon fut baptisé le 2 mars 1722 en l’église Saint-Pierre :

« Dominique fils d’André Perrichon Escuyer Advocat en Parlement Garde des sceaux des Juridictions dépendantes du consulat receu en survivence et concurrence de la charge de secretaire de cette ville et de Made. Agathe Estienne sa femme, né hier, a esté baptizé par moy curé soussigné ce 2me mars 1722, et ont estés parrein Sr Dominique Estienne Escuyer son oncle, et marreine Made. Marguerite Perrichon femme de Jherosme Valous Escuyer Adat. en Parlement et ez cours de Lion sa tante qui ont signé. » (Lyon, paroisse Saint-Pierre-Saint-Saturnin)


Il entra au collège de Juilly [Seine-et-Marne] le 23 septembre 1733. Au mois d’avril 1736, il reçut  la permission d’aller à Meaux pour solliciter la tonsure auprès du cardinal de Bissy. De ce jour, « Ninique » quitta la salle commune et vécut en chambre particulière. Le 28 juillet 1738, il quitta le collège après sa rhétorique.

Saint-Paul et Saint-Laurent au XVIIIe siècle

Licencié de Sorbonne, il fut élu chanoine de l’église collégiale de Saint-Paul en 1743 ; plus tard, il fut nommé vicaire général de l’archevêché de Vienne, prieur de Saint-Nicolas du Mottier [Mottier, Isère], sur la grande route de Lyon à Grenoble, syndic du clergé du diocèse de Lyon ; en 1765, il succéda comme chamarier [chambrier] de Saint-Paul à Jean-Claude Croppet de Varissan (1711-1765). Ce dernier avait formé un cabinet qui « n’étoit point assez considérable pour exiger un Catalogue par ordre de matière. » et dont la vente eut lieu du lundi 17 février au samedi 1er mars 1766 : 


Inventaire des livres de feu Monsieur le chamarier de Saint Paul, selon l’ordre journalier de la vente qui sera faite (Lyon, Benoît Duplain, 1766, in-8, 54 p.).

Refusant de prêter serment à la constitution civile du clergé, l’abbé Perrichon se sépara de ses tableaux, dessins, pierres gravées et non gravées, ainsi que de sa collection considérable d’estampes. 


Il rédigea le catalogue de sa bibliothèque pour la mettre en vente : Bibliothéque [sic] choisie, ou Notice de livres rares, curieux et recherchés, qui font partie d’une Bibliothéque de province, appartenante [sic] à M. L. P. [i. e. L’abbé Perrichon, p. viij] (Lyon, J. B. Delamolliere, 1791, in-8, XVI-306 p., 1.406 + 2 doubles [*] = 1.408 lots), avec une « Notice des livres imprimés dans le quinzième siècle, dont il est fait mention dans le présent catalogue » (p. 241-250) et une « Table alphabétique des Auteurs et des Ouvrages, sur le frontispice desquels les Auteurs ne sont pas nommés » (p. 251-306).
Théologie [263 lots = 18,67 %], Jurisprudence [54 lots = 3,83 %], Sciences et Arts [248 lots = 17,61 %], Belles Lettres [427 lots = 30,32 %], Histoire [416 lots = 29,54 %].

Elle fut achetée en bloc, en 1792, moyennant 21.000 livres, par François Bret (1745-1793), libraire place du Collège. Les bibliophiles lyonnais Louis Coste (1784-1851) et Nicolas Yemeniz (1783-1871) en possédèrent un certain nombre. Le catalogue de l’abbé Perrichon constituait une des plus belles collections de livres formées en province avant la Révolution :

« Indépendamment des premières productions de l’imprimerie, dont plusieurs sont très-précieuses, et des magnifiques éditions sorties des presses, de Baskerville, de Didot l’ainé et autres célébres artistes, elle [cette collection] renferme dans tous les genres une infinité de raretés littéraires qu’on ne rencontre que très-difficilement, et dont la plupart réunissent le mérite d’une belle conservation à celui d’une reliûre très-recherchée. » [sic] (p. v)    


2. Biblia latina. Venetiis, opera et impensis Nicolai Jenson gallici, anno 1479, in-fol., mar. rouge avec dentelles. Exemplaire imprimé sur vélin ; la page où commence sa genèse est décorée d’une miniature avec un cadre peint en or et en couleur, et toutes les lettres initiales sont peintes de même.
19. Le Mirouer de la rédemption de l’humain lignage, translaté de latin en françois, par frère Julien des Augustins de Lyon, et imprimé l’an de grâce 1482, le 11 jour de mai, s. l. [Lyon], s. n. [Mathias Husz], in-fol. de forme carrée, v. écaill., fil. Cette édition est plus ancienne que celle de la bibliothèque du duc de La Vallière, n° 125 de son catalogue.
25. L’Exposition des évangiles et des épîtres de tout l’an, translatée du latin, de Maurice, évêque de Paris, en françois : Chambéry, [Antoine Neyret], 1484, in-4. Premier livre imprimé à Chambéry.
50. Heures à l’usage de Rome : Paris, Jean Poitevin, 1498, imprimées sur vélin avec figures, grand in-8, v. fauve, fil., tr. dor.
77. Le Livre des saints anges, compilé par François Eximenès, de l’Ordre des Frères Mineurs : Genève, 1478, s. n., veau écaille, fil., tr. dor., première édition. Première impression de Genève.
348. Le Doctrinal de sapience (par Guy de Roye), s. l. [Genève], s. d. [1478], in-fol., v. fauve, fil., tr. dor. Troisième impression de Genève.
352. Chapelet des vertus, auquel est traité de l’effet de plusieurs vertus et des vices contraires à icelles, en alléguant à propos les dits moraux de plusieurs saints et aucuns philosophes, et plusieurs exemples contenus ès histoires anciennes : Lyon, Guillaume Le Roy. S. d. [v. 1485], in-4.
360. Le Miroir de la vie humaine, translaté de Rodérique Hispaignol, évêque de Zamora, en françois, par frère Julien, docteur en théologie, du couvent des frères de St Augustin : Lyon-sur-le-Rhône, Barthélemi Buyer, 1477, in-fol., v. fauve, fil., tr. dor. Première traduction française. Bibliographie De Bure n° 1.333.
490. Libellus de epidemiâ quam vulgo morbum gallicum vocant, a. Nicolao Leoniceno Vicentino : Venetiis, in domo Aldi Manutii, mense junio MIIID [1497], in-4, v. fauve. Extrêmement rare. Premier volume publié sur cette maladie qu’on ne connaissait en Europe que depuis quelques années.
629. Theocriti eclogæ XXX, genus Theocriti et de inventione bucolicorum, nec non Hesiodi Ascræi poetæ theogonia, scutum Herculis et georgicorum, libri duo, græce : Venetiis, cura et studio Aldi Manutii romani, anno 1495, in-fol., mar. rouge (editio prima, pulchra et rara). Bibliographie De Bure n° 2.480, Catalogue Goutard n° 493.
638. Aristophanis comoediæ IX, græce, cum commentariis antiquis et scholiis, ex veteribus codicibus recensitæ ac emendatæ studio et labore Marsi Musuri, cujus præfatio græca præfigitur : Venetiis, apud Aldum, 1498, in-fol., mar. rouge (editio prima et rarissima). Bibliographie De Bure n° 2.570, Cat. La Vallière n° 2.405, Cat. Goutard n° 590.
707. Philogenia, comoedia, in actus nonos distributa : editio vetus, sine loci, anni et typographi indicatione, in-4, veau fauve. Edition citée par aucun bibliographe.
728. Le Roman de la Rose : Paris, Galliot Dupré, 1529, 2 vol. in-8, mar. rouge. Bibliographie De Bure n° 2.985.
729. Le Champion des dames contre Mallebouche et ses consors, composé par Martin Franc, secrétaire du pape Félix V : Paris, Galliot Dupré, 1530, in-8, mar. r. Bibliographie De Bure n° 2.990.


730. Les Œuvres de feu maître Alain Chartier : Paris, Galliot Dupré, 1529, in-8, mar. r., dent. Bibliographie De Bure n° 3.000.
731. Les Œuvres de maître Coquillard : Paris, 1532, in-16, v. fauve. Bibliographie De Bure n° 3.003.
732. Les Œuvres de François Villon, par Clément Marot : Paris, Galliot Dupré, 1533, in-8, v. fauve. Bibliographie De Bure n° 3.014.
734. Les Vigiles de la mort de Charles septième, contenant la chronique et les faits advenus durant la vie dudit feu roi, composées par Martial de Paris, dit d’Auvergne : Paris, s. d., in-fol. goth., fig., v. brun.
735. Le Vergier d’honneur de l’entreprise et voyage de Charles VIII, composé en rime françoise, par Octavien de St. Gelais : Paris, Philippe Lenoir, s. d. [1530], in-fol. goth., fig., v. fauve. Bibliographie De Bure n° 3.035*.


736. Les Renards traversant les perilleuses voies des folles fiancés du monde (Jean Bouchet) : Paris, Michel Lenoir, 1504, pet. in-fol., v. fauve, fil., tr. dor.
737. Le Siècle doré, contenant le temps de paix, amour et concorde, en rime, par Guillaume Michel : Paris, Lefevre, 1521, in-4, fig., goth., v. écaille, fil. Catalogue La Vallière n° 2.947.
739. Les Triomphes de la noble et amoureuse dame, et l’Art de honnêtement aimer, composé par le Traverseur des voies périlleuses (Jean Bouchet), en vers et en prose : Paris, Nicolas Cousteau pour Galliot Dupré, 1535, in-fol. goth., v. écaille, fil.


740. Notables enseignemens et adages, composés par Pierre Gringoire, avec plusieurs autres nouvellement ajoutés : Lyon, Arnoullet, 1533, in-8. Bibliographie De Bure n° 3.028*.
744. Le Secret d’amour, composé par Michel d’Amboise, avec rondeaux, ballades et épigrammes : Paris, les Angeliers, 1542, in-8, v. fauve, fil., tr. d. Bibliographie De Bure n° 3.092.


745. Marguerites de la Marguerite des princesses, très-illustre reine de Navarre (Marguerite de Valois), publiées par J. de la Haye : Lyon, Jean de Tournes, 1547, 2 vol. in-8, mar. bleu à compart., doublé de tabis. Bibliographie De Bure n° 3.119.
749. Œuvres en rimes de Jean Antoine Baïf : Paris, Breyre, 1573. – Les Amours de Jean Baïf : id., 1572. – Les Jeux du même, qui renferment ses comédies : Paris, id., 1573. – Les Passe-temps, de même : Paris, id., 1573, 2 vol. in-8, v. f. Bibliographie De Bure n° 3.145.    


752. Les Œuvres poétiques de Pontus de Thyard, seigneur de Bissy : Paris, Galliot Dupré, 1573. – Mantisse ou discours de la vérité de divination par astrologie : Paris, Galliot Dupré. – Solitaire premier, ou dialogue de la fureur poétique : Paris, Galliot Dupré, 1575, in-4. Bibliographie De Bure n° 3.147.


762. L’Image de la constance, où sont despeintes les amours du brave Polidon avec la belle Pangeliris, ensemble le combat du baron d’Arion, et autres diverses poësies. Par le sr Ybot du Montlimard : Lyon, Simon Rigaud, 1609, in-12, v. fauve.
773. Le Mystère du vieux testament, mis en rime françoise et par personnages : Paris, Jean Trepperel et J. Jehanot, in-4, s. d., goth., mar. r. Bibliographie De Bure n° 3.179.
774. Le Mystère de la conception, nativité, mariage et annonciation de la Vierge, avec la nativité de Jésus-Christ, en rime françoise et par personnages : Paris, Sergent, s. d., goth. – Le Mystère de la passion de Jésus-Christ, avec des additions de Jean Michel : Paris, Lenoir, 1532. – Le Mystère de la résurrection de Jésus-Christ, en rime françoise et par personnages : Paris, Chrétien, s. d., in-4 goth., v. fauve. Ex. de la bibliothèque de Gaignat.


775. Le Mystère des actes des apôtres ; avec celui de l’apocalypse de St. Jean : Paris, les Angeliers, 1541, 2 tomes en 1 vol. in-fol. Bibliographie De Bure n° 3.211. Catalogue Gaignat n° 1.902.
776. La Nef de santé, avec le gouvernail du corps humain, et la condamnation des banquets à la louange de diète et sobriété, et le traité des passions de l’âme : Paris, Vérard, 1507, in-4.
779. Les Comédies facétieuses de Pierre de la Rivey, à l’imitation des anciens grecs, latins et modernes italiens : Lyon, Rigaud, 1597. 
796. La Comedia di Dante col commento di Jacopo Lana, di Martino Paulo Nidobeato, e di Guido Terrago : in Milano, per Ludovicum et Albertum Pedemontanos, 1478, in-fol., bas. rouge (edizione rara).
870. Polyphili hypnerotomachia ; opus italica lingua conscriptum, ubi humana omnia non nisi somnium esse docet, author Franciscus Columna : Venet., Aldus Manutius, 1499, in-fol., fig., mar. rouge. Bibliographie De Bure n° 3.766.
884. Les Deux Tomes de la Toison d’or, composés par messire Guillaume Fillastre, évêque de Tournay : Paris, Antoine Bonnemère, 1517, 2 tomes en 1 vol. in-fol. goth., v. marbr.
885. Le Roman de Méliadus le Léonnoys, ensemble des nobles prouesses de chevalerie faites par le roi Arthus, Palamèdes, Galaad et autres chevaliers du temps de Méliadus : Paris, Galliot Dupré, 1533, in-fol., v. brun.
889. Le Livre de Baudoin, comte de Flandres, et de Ferrand, fils au roi de Portugal : imprimé sur le Rhosne [par Barthomieu Buyer], 1478, pet. in-fol. Bibliographie De Bure n° 3.834, Catalogue La Vallière n° 4.100.
890. La Fleur des batailles d’Oolin de Mayence : Paris, Lorrian et Janot, s. d., in-4 goth. Catalogue Prefond n° 921.
969. Petri de Boissat opera omnia, s. l., s. d., in-fol., v. fauve. (De Boze, 1753, n° 1.416, 100 livres). Bibliographie De Bure n° 4.066.   
1.011. Justini historici in Trogi Pompeii historias, libri XLIIII : Venetiis, Nicolaus Jenson, 1470, in-4, mar. vert. Bibliographie De Bure n° 1.088.
1.044. Bartholomæi de Pisis liber conformitatum vitæ Sti Francisci ad vitam Domini J. Christi, in lucem editus curis et studio fratris Zenonis : Mediolani, per Got. Ponticum, 1510, in-fol., mar. r. [Derome]. Bibliographie De Bure n° 4.540, Catalogue Gaignat n° 2.745, Catalogue La Vallière n° 4.673.


1.099. La Conjuracion de Catilina, y la guerra de Jugurta, por Caio Sallustio Crispo : Madrid, Ibarra, 1772, in-fol., mar. r., dentelle. Un des chefs-d'œuvre de la typographie espagnole.

Tandis que l’abbé était réfugié en Suisse, l’acquéreur de sa bibliothèque, François Bret, l’imprimeur de son catalogue, Jean-Baptiste Delamollière (1759-1794) et Joseph-Benoît Duplain (1747-1794), fils et successeur de Benoît Duplain, furent condamnés à mort comme contre-révolutionnaires. De retour à Lyon, l’abbé Perrichon ne tarda pas à s’éteindre, le 15 pluviose An VI [3 février 1798], rue du Peyrat [rue Alphonse Fochier ; rue Antoine de Saint Exupéry depuis 2000].